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Le guide facile pour savoir si tu es prêt à avoir ton cheval chez toi !

C’est parti, tu te sens prêt à avoir ton cheval, ton âne, ton poney ou n’importe quelle autre bestiole poilue sur 4 pattes qui raffole de la boue tel un cochon dans ton propre pré. Bye-bye les pensions hors de prix et place à la liberté de disposer d’un endroit et de ses chevaux librement. Mais attention, avant de t’engager dans cette folle aventure de « locataire de pré » et/ou « propriétaire à la maison » cette liberté tant convoitée a un prix et je vais tout te détailler ci dessous..

Dans ce petit guide facile je réunis les personnes souhaitant louer un pré ou installer directement leurs chevaux dans le terrain de leur maison. Pour avoir moi-même vécu les deux situations, celles-ci sont relativement similaires.

  • La grande question à se poser c’est « Est ce que je suis prêt/e ? à assumer cette responsabilité et est-ce que toutes les conditions sont requises ? ». Voici approximativement la liste des choses à laquelle tu dois te préparer lorsque ton cheval est à 100% à ta charge:
  1. Est-ce qu’il a un copain? Et oui, le cheval étant un animal grégaire, il a besoin d’interactions sociales avec ses congénères. Certains vivront très bien avec une chèvre ou un âne mais le mieux reste quand même d’avoir à minima un congénère de la même espèce. (cheval + cheval) Alors si ton cheval est seul, ta première priorité est: d’en adopter un deuxième (après tout, un pourquoi pas deux ?) ou de trouver un pré en colocation avec une ou plusieurs autres personnes pour former un groupe.
  2. As-tu le temps ? Avoir un cheval chez sois (par chez sois j’entends un pré loué ou son propre jardin), inclus le fait qu’il n’y a plus personne à tes cotés pour t’aider dans les tâches quotidiennes de la gestion de ton équidé. Par conséquent: ramasser les crottins (primordial si ils sont dans un paddock pour limiter la prolifération des vers et mouches en été), faire le box si tu optes pour l’option « pré-box » ou « paddock-box », c’est à dire: curer le box de fond en comble une fois par semaine et repailler et ramasser les crottins quotidiennement, mettre de l’eau tous les jours ou avoir une arrivée d’eau directe ou un réservoir suffisamment grand pour quelques jours, casser la glace en hiver. Fini la « corvée » du brossage, maintenant ce sera d’autant plus de temps passé à pieds pour l’entretien qu’à cheval ! (Mais c’est un réel bonheur, en vrai)
  3. Le terrain est-il suffisamment grand ? Et oui, ce n’est pas le tout d’avoir envie, il faut aussi avoir la place. A titre indicatif, le paddock de mes deux poneys fait 6500m2 au total, divisé en 3 parties. Une partie 100% sacrifiée pour l’hiver, celle ci devient un véritable champs de boue d’Octobre à Mars. L’été, ça devient un terrain en terre sèche/sableuse sur laquelle plus rien ne pousse. Les deux autres parties sont réservées pour le printemps pour avoir un peu d’herbe à grignoter. Si les 3 parties étaient ouvertes toute l’année, je peux vous assurer que dès la mi-octobre l’ensemble serait de la gadoue. Alors j’ai fais le choix d’en sacrifier une seule pour en garder deux en bon état. En conclusion: on ne met pas un cheval dans un mini-paddock, dès l’hiver ce sera la foire à la gamelle sinon !
  4. Bien s’équiper: une brouette, une fourche, la mise en place de clôtures et d’un abri (si pas d’abri naturel), un endroit ou stocker le crottin/fumier (il y a des règles spéciales pour ça, à vérifier sur internet). Les clôtures électriques sont primordiales pour éviter toute fuite du poney, l’électricité peut se raccorder sur secteur (prise) ou avec une batterie (idéal quand on a pas une arrivée électrique au pré).
  5. La logistique ! Trouver un fournisseur de foin. A moins de louer un pré de plus de 2 hectares (1 hectare d’herbe par cheval pour qu’il se nourrisse uniquement de ça, et encore l’hiver ou en cas de sécheresse un complément en foin peut se montrer indispensable). Il est donc impératif de trouver un agriculteur qui fait du bon foin et qui le livre, c’est encore mieux ! Pour trouver ça, le bouche à oreille ou leboncoin seront tes amis. Mais un conseil: trouve ton foin avant de ramener ton cheval dans son nouveau lieu de vie, ça t’évitera un certain stress.
  6. La santé ! Et oui, maintenant que tu es livré à toi-même, tu vas devoir acquérir quelques connaissances sur la santé du cheval. Reconnaître un cheval boiteux toi-même et les causes possibles, un début de colique, un cheval qui a la diarrhée.. Tout pleins de petites choses à savoir détecter et traiter sois même pour éviter de faire déplacer le vétérinaire. Le tout c’est de savoir détecter une urgence, de quelque chose qui peut « attendre ». Cela viendra aussi avec le temps et l’expérience, mais n’hésite pas par exemple à demander à ton vétérinaire de te montrer comment faire une piqure de calamine en intra-veineuse ou intra-musculaire pour pouvoir le faire toi-même si besoin.

Te voilà prêt. Enfin, pas totalement, parce que maintenant il faut mettre tout ça en oeuvre. Aller, plus qu’à te lancer dans cette belle et grande aventure de propriétaire à la maison.. Dans mon cas, après 3 ans, je ne repartirais jamais en arrière !

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